LE DOCTEUR FREDERIC WEISGERBER EN … ANCIENNE MEDINA DE CASABLANCA

[ 0 ] 10 juin 2016 |

§§§§§§§§§§

Il réalisera de nombreux plans et photos détaillés de la ville et de ses environs, qui vont servir aux troupes des Généraux Drude et d'Amade, d'occuper la Chaouia !

Il réalisera de nombreux plans et photos détaillés de la ville et de ses environs, qui vont servir aux troupes des Généraux Drude et d’Amade, d’occuper la Chaouia !

Le fameux Docteur Weisgerber.

Le fameux Docteur Weisgerber.

Photo A. Naguib : La tombe du Docteur Weisgerber au cimetière européen de Rabat.

Photo A. Naguib :
La tombe du Docteur Weisgerber au cimetière européen de Rabat.

§§§§§§§§§§

Source Wikipédia

§§§§§§§§§§

-Il naquit dans l’Alsace française de 1868, d’une famille de militaires, son arrière-grand-oncle est François Christophe Kellermann.

Frédéric Weisgerber vers 1918-1920.

Biographie

Naissance 30 mars 1868 à Sainte-Marie-aux-Mines
 

Décès 28 décembre 1946 (à 78 ans)
Rabat
 

Nationalités Français, Allemand
 

Activités Géographe, médecin

§§§§§§§§§§

– Il étudie la médecine à Strasbourg, devenue allemande, puis à Kiel. Il y obtient son doctorat en 1892 et séjourne deux ans à Paris, pour obtenir le doctorat de médecine français. Après sa thèse, il part pour l’Angleterre afin de s’embarquer pour les Indes.

Le hasard décide autrement de ses projets la nuit de noël 1895. Il est alors médecin à bord du Bellerophon, de la Ocean S.S. Co de Liverpool, en route pour Batavia. Son navire entre en collision avec l’Émile-Héloïse de la Compagnie Schiaffino1. Cet accident l’immobilise à Alger plusieurs jours.

L’année suivante, de retour d’Extrême-Orient, il décide de s’installer en Afrique du Nord ; l’Algérie et la Tunisie lui paraissent trop civilisées et Tanger trop européanisé, il décide donc de s’installer à Casablanca ( en ancienne médina ) comme médecin.

Il a peu de patients, les européens sont rares, et il profite de son séjour pour apprendre l’arabe et étudier les mœurs et particulièrement les pratiques médicales traditionnelles. Il publie même ses observations2.

En 1897, le docteur Fernand Linarès, médecin de la mission militaire française auprès du jeune sultan Moulay Abdelaziz, est absent ; Weisgerber est appelé par le grand vizir, Ahmed ben Moussa. Il se rend auprès de son malade, au camp de Sokhrat-el-Djaja d’où est menée une répression féroce contre des tribus en révolte. Il relatera cela dans Trois mois de campagne au Maroc, en 1904.

En mars 1898, de retour à Marrakech, il contracte le typhus exanthématique3. Le docteur Linarès, revenu de France et un médecin du consulat d’Allemagne4 le soignent. Il regagne Casablanca en juin 1898 pour y passer sa convalescence.

En septembre 1898, rétabli, il part en expédition dans le nord du Maroc et visite Rabat, Meknès, Ouezzane, El Ksar, Tanger et d’autres lieux. Durant son passage à Fès il se rend, déguisé en arabe, aux sources sulfureuses de Moulay Yacoub, interdites aux non-musulmans, pour les analyser et étudier l’usage qu’en font les Marocains.

En 1902, il rentre en France, puis s’embarque comme médecin sur des bateaux anglais et, de 1902 à 1904, il voyage vers l’Inde, la Chine et le Japon. Il rédige à cette époque Le Malais vulgaire, lexique à l’usage des voyageurs en Malaisie.

En 1909, il revient au Maroc, comme correspondant du journal Le Temps et …

surtout pour le compte du ministère français des Affaires Étrangères.

Il organise des reconnaissances et publie des cartes

qui serviront

aux militaires français.

Il participe, en 1912, à la bataille de Séfrou (ce qui lui vaut une médaille) et il assiste à la signature des

traités de protectorat entre la France et le Maroc.

Il est ensuite chargé par Hubert Lyautey des contacts diplomatiques avec les caïds marocains.

En 1913, il devient conseiller du protectorat marocain.

En 1914, il s’engage comme volontaire sur le front en France, mais est rappelé au Maroc, en 1915, par Lyautey qui a grand besoin de ses services,

comme contrôleur civil puis chef de circonscription des Chaouia puis de Mazagan.

Il apparaît dans la liste des agents du Corps de contrôle civil ayant été en service dans la circonscription de Doukkala, comme chef de circonscription du 19 septembre 1917 au 31 mars 19265.

Il est atteint par la limite d’âge et prend sa retraite en 1926. En 1935, il publie Casablanca et les Châouïa en 1900, livre mémoire de

son action

au Maroc.

§§§§§§§§§§

Ses œuvres
Organisation médicale en Allemagne, thèse de la Faculté de Médecine de Paris, H. Jouve, 1894, 59 p.
Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, 260 p. [2]
Le Malais vulgaire, vocabulaire et éléments de grammaire à l’usage des voyageurs en Malaisie, Paris : E. Leroux , 1908, 64 p.
Carte provisoire de la région de Fez, levée et dressée par le Dr F. Weisgerber, Paris : H. Barrère, 1912 [3]
Le Maroc il y a 30 ans, conférence faite aux Officiers et aux Contrôleurs Civils, Résidence Générale de France : Direction Générale des Affaires Indigènes, 1928, 39 p.
Casablanca et les Châouïa en 1900, préface du général Albert-Gérard-Léon d’Amade (1856-1941), Casablanca : sur les presses des Imprimeries réunies de la « Vigie marocaine » et du « Petit Marocain » , 1935, 139 p., fig., avec un plan de Casablanca et une carte des Châouïa, des reproductions d’aquarelles de E. W. Soudan et de photographies de l’auteur et de G. L. Tricot.[4]
Au seuil du Maroc moderne, Rabat : les Éditions la Porte , 1947, 368-IV p. il s’agit d’un réaménagement de Casablanca et les Châouïa en 1900, complété de 4 pages de lexique
Il publia aussi de nombreux articlesNouvelles géographiques : Afrique : Voyage du Dr F. Weisgerber, dans les Comptes rendus des séances de la Société de Géographie et de la Commission centrale, année 1899, Paris, 1900, p. 259-264 [5]
Études géographiques sur le Maroc, dans La Géographie, ,vol.1, n°1, 15 juin 1900, p. 437-448
Itinéraire de Salé à Tanger, par Mequirez, Fez, Ouazzan, Alkazar, Larache, Azila, Tétouan, dans La Géographie, vol.3, n°1, 15 mai 1901, p. 381-390
Itinéraire de Casablanca aux Beni-Meskir, dans La Géographie, vol.4, n°2, 1901, p. 235-241
Explorations au Maroc, dans La Géographie, vol.5, n°1, 1902, p. 321-339
La ville de Fez, dans la Revue générale des sciences pures et appliquées, Paris : Doin, 1905, vol.16, p. 634-639 [6]

§§§§§§§§§§

Ce n’est qu’au lendemain de l’indépendance que nous allons découvrir le vrai rôle joué par ce personnage pour dénigrer les autorités et la gestion des affaires du pays en général et celle de Casablanca en particulier …

Si Hachem Maaroufi l’auteur de Abir Ezzouhour, nous retrace le parcours d’un « agent » pas comme les autres.

-Il dressera les plans de la ville de Casablanca et de sa région immédiate.

-Ceux de la Chaouia.

-On le retrouve en tant qu’assistant à Fès lors des négociations qui vont aboutir à l’instauration du régime de protectorat.

-Il sera félicité par le Général d’Amade pour le travail qui facilitera la « pacification » de la Chaouia.

-Il communiquera à ses commanditaires de nombreuses images …

-Il occupera de hautes fonctions auprès du Général Lyautey à la Résidence Générale.

-Il remplira les fonctions de Chef de la Région des Abda (Safi et sa région…)

-Il terminera sa carrière en tant que responsable de la région du Gharb Kenitra et Rabat…

Après son décès il sera inhumé au cimetière européen de Rabat.

§§§§§§§§§§

Ci-dessous les pages en arabe extraites du livre de Si Hachem Maaroufi.

Weisgerber par Maaroufi

Weisgerber par Maaroufi

 histoiredecasablanca.ma

histoiredecasablanca.ma

histoiredecasablanca.ma

histoiredecasablanca.ma

histoiredecasablanca.ma

Tags:

Category: Blog

Laissez un commentaire