LE 110e ANNIVERSAIRE DU BOMBARDEMENT DE LA VILLE DE CASABLANCA AOÛT 1907/2017 – 3 –

[ 0 ] 8 août 2017 |

LE 110e ANNIVERSAIRE DU BOMBARDEMENT DE LA VILLE DE CASABLANCA

LES JOURNEES DU 5 au 7 AOÛT 1907.

LES STRATÈGES DE L’OCCUPATION AUTOUR DU CHEF DU PARTI COLONIAL LE DÉPUTÉ ET EX MINISTRES DES COLONIES M. ETIENNE ENTOURE DE SES … AMIS.

 

Le pacha de la ville de Casablanca Si Boubker Ben Bouzid … prisonnier de guerre !!!

AU MAROC L’UN DES RARES PAYS AU MONDE OU LES NOSTALGIQUES DE LA PÉRIODE COLONIALE DITE « PROTECTORAT » POURSUIVENT LEUR CROISADE DE MENSONGE CONTRE LA RÉSISTANCE LA MEMOIRE L’HISTOIRE ET LE PATRIMOINE MATERIEL ET IMMATERIEL.

Ci-dessous des extraits des récits de l’époque.

Le récit de Mr Auguste Terrier, un des ultras de la colonisation et proche collaborateur de Maréchal Lyautey, évoque … « le nettoyage (des hordes de brigands) par le général Drude, des environs de Casablanca pour se donner de l’air… »

LES … VICTIMES DE LA RÉSISTANCE DES ENFANTS DE LA CHAOUIA.  

Casablanca, ville de 20.000 habitants, premier port du Maroc, à été reléguée au rang de « bourgade » par la presse coloniale, son Pacha Si Boubker Bouzid un honorable et éminent Administrateur du Makhzen, aura les honneurs d’une carte postale, à bord d’un bâtiment de guerre, portant la légende suivante « prisonnier de guerre » !
 
Bien avant 1907, de nombreux étrangers vivaient en bonne intelligence avec les Chaouia, ils exploitaient des propriétés agricoles, soit directement, comme c’était le cas de la Ferme Alvarez, sur la Route d’El Jadida, ou par l’intermédiaire des Censaux et Mokhallats, associés aux étrangers dans l’élevage des bovins et ovins.
 
Six tajers (commerçants) français et 81 fellahs « Mokhallat » des Chaouia, possèdent 16.000 têtes d’ovins en 1867.
 
Les tajers anglais sont arrivés à 30.000 têtes d’ovins à fin 1870.
 
Les censaux et mokhallat sous protection allemandes, dans le seul strict consulaire de Casablanca sont passés de 32 en 1892 à 134 en 1897 et 199 en 1898.
 
C’est dire, que les rapports entre les Chaouia et la colonie européenne, étaient aux beaux fixes et qu’il n’y avait aucune raison valable de les traiter « d’hordes de brigands… » Pour avoir exercé leur droit à défendre le pays.
 
Hormis les ouvriers européens, victimes des incidents du 31 Juillet 1907, embauchés à Casablanca par la Compagnie Marocaine pour… déplacer à bord du Decauville ( une petite locomotive  qui transporte sur 1.500 mètres le remblai) les blocs de pierre de la carrière d’Ain Mazi au port (alors que l’adjoint du conducteur du Decauville été marocain), toutes les informations de quelques sources qu’elles soient, n’ont à aucun moment, signaler la perte de victimes étrangères à Casablanca ? Et encore moins du nombre des victimes marocaines tant musulmanes que juives ?


C’est un des mystères du débarquement de 1907, qui sera élucidé un jour, en attendant, nous allons nous allons parcourir les témoignages suivants :


 
– Un colon nous décrit le débarquement des marins :

 « C’est en accourant et tirant dans tous les sens, que les marins sont arrivés devant le consulat. Il y avait 35 soldats marocains chargés de surveiller le consulat depuis quelques jours, ils préparaient leur thé matinal, malgré les tirs qui on retenti depuis peu, car se sont de vieux baroudeurs. D’autant plus qu’ils n’avaient pas reçu d’ordre pour riposter… »
 Au vu des marins français, ils ont paniqués et ouvrirent le feu ! La rapide riposte des marins, fit mouche et le reste des soldats se sauva…


 
-De son coté, le Directeur de l’école Israélite de Casablanca, informa le Président de l’Alliance Israélite à Paris en ces termes :
« Les marins français traversent la ville, laissant derrière eux des cadavres ; une fois arrivée au consulat, ils ont hissé le signal pour le bombardement… »
 
                                                             

                                                       
-Dans son rapport, le commandant Kauffman, de « l’Arcadia » un bateau de commerce allemand, en rade de Casablanca 
« Entre 60 à 100 hommes, transportés à bord des barques, ce sont, immédiatement dirigés verre Bab el Marsa, dont la porte était ouverte. Les gardes n’ont opposé aucune résistance ».

UNE DES ARTÈRES DE LA VILLE.

 
-Bourdon Georges, l’envoyé de presse et auteur de « Les Journées de Casablanca 1907 », nous résume la situation à l’intérieur et aux environs du camp de Sour Jdid, qui servit de refuge aux nombreuses personnes venues des Tnaker et Derb El Afia !
 
     « Ce que j’ai vu est indescriptible. C’est une boucherie des plus horribles, que l’on puisse imaginer. Souvenez – vous du camp des mercenaires dans « Salammbô », imaginez les cadavres jonchant le sol, les mouches qui se bousculent, pour trouver un endroit sur les corps, les odeurs nauséabondes des cadavres ? … Oui je les ai vus et sentis.  

Après le déluge des bombes de l’escadrille, c’est au tour des légionnaires de débarquer, pour terminer le travail. Ils ont semé la terreur, au sein des populations qui n’ont pu fuir, un massacre collectif des marocains musulmans et juifs s’en suivi, un vrai razzia sur les personnes et les biens pris la tournure d’un carnage !
 

LA SEQALA

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