LE CINÉMA AU MAROC VU PAR MUSTAPHA MESNAOUI

[ 0 ] 12 septembre 2017 |

CINEMA MAJESTIC EN VILLE EUROPEENNE.

LES AFFICHES …

LE CINEMA THEATRE EL MALAKI DE DERB SULTAN.

LE CINEMA THEATRE RIALTO.

Mesnaoui Mustapha : Enseigne à la Faculté des Lettres de Ben Msik.

Natif de Casablanca, écrivain, universitaire, critique cinématographique, chercheur dans la communication et l’audio-visuel.

Co – fondateur de la revue «  Attakafa Al Jadida » (1974 – 1984).
Directeur et chef de rédaction du journal «  l’Université » éducatif – culturel (1981-1984)

Directeur et rédacteur en chef de la revue «  Beyt el Hikma » (1986-1988)

Ce Casablancais ce livra à une étude critique et objective sur le cinéma marocain, nous avons extrait en particulier, les passages qui ont trait à notre ville :

YOUSSEF CHAHINE ET FATINE HAMAMA AU FESTIVAL DE CANNES DANS LES ANNEES 1950.

-Le cinéma égyptien, dans les années 40-50 exprimait les attentes de la masse arabe.
– Le cinéma égyptien permit l’émergence d’une volonté arabe d’affronter le colonialisme.

– Le cinéma Marocain, s’exprima à travers des cinéastes marocains formés en Europe, ce qui ne lui facilita guère la tache pour conquérir un public acquit au cinéma égyptien.

– La puissance occupante, introduisit le septième art au Maroc, à travers les salles de projection d’abords et la production de films tournés dans les différentes régions du pays (appelée aujourd’hui cinéma colonial). Enfin par la formation de cinéastes et techniciens à l’école française d ans un contexte au demeurant ouvert et qui reste prisonnier de la langue et des perspectives françaises.

Les premières salles de projection cinématographique étaient (en principe) destinées aux spectateurs français résident au pays, pour créer un lien entre eux et la Métropole.
Cependant, les « indigènes » montrèrent un certain engouement pour ces salles. Ce qui permit aux autorités coloniales de mobiliser le « cinéma » pour moderniser le milieu marocain et alléger la résistance (psychologique et politique) à l’occupation.
La prolifération des salles ouvrit la voix à l’affrontement (entre le colonialisme et le mouvement de la résistance national) au plan cinématographique par l’introduction massive de films égyptien, hindou…

La France, qui considéra le cinéma comme moyen pour asseoir son influence politique et sa domination coloniale, découvrit à ses dépend que le citoyen Marocain réussit la transition entre le film colonial et le discours véhiculé par le cinéma citoyen (égyptien) pour exprimé ses attentes d’indépendance et de liberté.

Ce qui poussa les autorités coloniales en 1944 à créer le  « Centre Cinématographique Marocain » qui avait pour mission de produire des films locaux à la manière « égyptienne » dépourvus de sens « patriotique »  évidemment, ce projet n’atteint pas les espérances de ces promoteurs et sera voué à l’échec. A partir de ce constat d’échec, la seule alternative qui resta devant le colonialisme français, c’est d’ouvrir, en dépit du risque d’émancipation, les opportunités de formation – limitées- aux techniciens marocains, dans un premier temps et aux cinéastes par la suite.

Plus tard, vers les années 1946 – 1947 les Français produisirent des films « Marocains » au rythme de six films par an, l’objectif de la résidence est de contrecarrer le cinéma égyptien qui répondait aux aspirations légitimes des marocains en terme de liberté et d’émancipation.

Ce nouvel effort des français essuya un échec cuisant, les marocains ont purement et simplement boycotté (boudé) ces films, leur préférence allait en premier lieu vers les films égyptiens, suivi des films américains et indou, ce qui fit dire au critique français Guy Hannibal a propos de ces « films » :

1° Absence de réalisme, puisque le Marocain ne retrouve pas la réalité de sa situation et encore moins ses attentes politiques.
2) l’incapacité du film colonial à maîtriser « le mélodrame » et le mobiliser pour attirer les « indigènes »

FRED ASTAIRE.

MICHELLE MORGAN

GINA LOLLOBRIGIDA.

CRAWFORD.

JEAN MARAIS.

AFFICHE CINÉMA ÉGYPTIEN.

CHADIA.

MARTINE CAROL.

CINÉMA MEDINA EN ANCIENNE MEDINA DE CASABLANCA.

PASCALE PETIT.

LE CINÉMA ÉGYPTIEN.

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