LA PRISON D’ANFA- DITE PORTUGAISE

[ 0 ] 3 avril 2015 |

Le patrimoine d’Anfa : Le seul monument resté debout, après le tsunami du 1° novembre 1755. Il fera l’objet de multiples « combinaisons » pour le plonger dans le monde de l’indifférence !

Ce monument mitoyen du sanctuaire de Sidi Beliout, qui date du XVI° siècle, porte en lui le souvenir de la ville d’Anfa et de la présence des corsaires de cette ville qui auront fort à faire avec les navigateurs portugais.

Le Résident Général Lyautey, confiera aux urbanistes de l’époque la lourde tâche de trouver une solution, en vue de déplacer ce monument historique, qui faisait la fierté des gens du pays.

A partir des années 1920, la prison sera démolie, les arcades seront « reconstitués » et placés au parc de la ligue arabe, en deux endroits distincts …

C’est ainsi que la ville de Casablanca, sera dotée de « nouveaux » monuments « historiques » tels que les stèles, statues et plaques commémoratives !

Cette épine au pied du protectorat, continuera à faire parler d’elle !

Gravure publiée au XV° siècle, les minarets sont au nombre de neuf, le bâtiment dans la partie gauche est situé exactement à l'emplacement du sanctuaire de Sidi Beliout et de la prison d'Anfa.

Gravure publiée au XVI° siècle, les minarets sont au nombre de neuf, le bâtiment dans la partie gauche est situé exactement à l’emplacement du sanctuaire de Sidi Beliout et de la prison d’Anfa.

La prison d'Anfa du XVI° siècle, juste avant sa démolition !

La prison d’Anfa du XVI° siècle, juste avant sa démolition !

La démolition de la prison d'Anfa et le déplacement de ses arcades en deux lieux différents du parc Lyautey, posera problème, en ce qui concerne sa destination, tantot tribunes de stades et où qualifiées carrément de Ruine Romaine ...

La démolition de la prison d’Anfa et le déplacement de ses arcades en deux lieux différents du parc Lyautey, posera problème, en ce qui concerne sa destination, tantot tribunes de stades et où qualifiées carrément de Ruine Romaine …

Ruine romaine, prison portugaise, pergola, tribunes officielle  etc.

Ruine romaine, prison portugaise, pergola, tribunes officielle etc.

La partie des arcades de la prison d'Anfa, placées à proximité de l'église du Sacré-Cœur, servait de fond de tribune pour les officiels du protectorat, la présente cérémonie, présidée par le Résident Général Lyautey, réunissait les habitants de la ville européenne à l'occasion d'une commémoration militaire.

La partie des arcades de la prison d’Anfa, placées à proximité de l’église du Sacré-Cœur, servait de fond de tribune pour les officiels du protectorat, la présente cérémonie, présidée par le Résident Général Lyautey, réunissait les habitants de la ville européenne à l’occasion d’une commémoration militaire.

LE MONUMENT HISTORIQUE DE LA VILLE D’ANFA

EN ANCIENNE MEDINA DE CASABLANCA

LA PRISON D’ANFA DITE PORTUGAISE.

Acte de vandalisme sur une des colonnes de la prison d'Anfa dite prison portugaise.

Acte de vandalisme sur une des colonnes de la prison d’Anfa dite prison portugaise.

Un autre acte de vandalisme.

Un autre acte de vandalisme.

Situation : La prison était adossée au mur du sanctuaire de Sidi Beliout.

En 1916, la Résidence Générale décide de l’ouverture d’une voie qui reliera le port au centre de la ville européenne. Dans le cadre de ces travaux, on assiste à la démolition de :

1) La prison d’Anfa.

2) La muraille de la ville, de Sidi Beliout à la place Bab Lekbir, baptisé place de France.

3) Les portes de Bab Erreha (en face de l’ex rue de Sidi Bou Smara) et celle de Bab Lekbir (Principale porte de la ville).

Les arcades seront placées en deux lieux différents de l’ex parc Lyautey, ils constitueront des fonds de décor pour les nombreuses cérémonies, organisées par les autorités civiles et militaires du protectorat.

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                                                       Les Sources d’informations relatives à ce monument :

 Les personnes qui ont été amenées à évoquer ce monument sont :

1) Manuel. P. Castellanos (auteur d’Historia de Marruecos), qui séjournera parmi les hommes de l’Eglise et l’importante communauté espagnole de Casablanca en 1875, il indique qu’après le terrible tremblement de terre de 1755 qui ravagea Lisbonne et Anfa, seul, ce monument a été épargné.

Castellanos considère que ce monument est le fruit du travail des Européens. Il nous livre ces observations de l’intérieur du monument :

-30 mètres de long.

-10 mètres de large.

-Arcades doubles, disposées en 10 colonnes.

Il relève de nombreuses traces gravées, couvertes en partie par d’épaisses couches de chaux.

Néanmoins, Il arrive à distinguer avec exactitude et clarté les inscriptions suivantes :

Dates 1677, 1784,

Le nom de Diego 1766,

Autre date 1591, R.C.R.A.C.R.U. Anono (Abréviation d’Antonio)

Castellanos se pose la question sur la destination d’origine de ce bâtiment… Il l’ignore. Il arrive cependant à recueillir des informations auprès des gens du pays, qui lui permettent de supposer, que des captifs chrétiens ont été logés, il n’exclut pas l’utilisation de ce lieu, par les portugais, pour servir de prison ou de magasin de stockage de munitions.

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2) Hachem Maaroufi, dans son livre intitulé « Abir Ezzouhour » qualifie le monument de prison portugaise.

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3) André ADAM, auteur de Casablanca-Essai sur la transformation de la société marocaine au contact de l’Occident.

La prétendue « prison portugaise », qui fut détruite en 1916, était de construction marocaine et servait de « gîte d’étape » aux captifs des corsaires, salétins qu’on menait à Marrakech pendant les XVII° et XVIII° siècles. Une partie des colonnes de cet édifice, qui portent des graffiti de prisonniers chrétiens (il y en a même en caractères cyrilliques), ont été transportées au Parc Lyautey, aujourd’hui Parc de la Ligue Arabe, où elles servent de pergola.

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4) Jean-Louis Cohen et Monique Eleb, dans –Casablanca-Mythes et figures d’une aventure urbaine :

Publient la photo de Flandrin en l’accompagnant de cette mention : Les restes de la «prison portugaise».

Laprade disposera dans le parc plusieurs portiques de pierre de récupération, prétendant y voir les « derniers vestiges de l’ancienne prison makhzen » symbolisant la fermeture par les Français des « géhennes anciennes » (Laprade).

Une deuxième photo, accompagnée de la mention : Vestiges rassemblées de la « prison portugaise »

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  • La division politique du Maroc de 1500 à 1515. Le petit territoire des corsaires d'Anfa pris en tenailles !

    La division politique du Maroc de 1500 à 1515. Le petit territoire des corsaires d’Anfa pris en tenailles !

5) « La Prison de Casablanca » titre donné par son auteur A. Maitrot, constitue un remarquable travail de recherche, d’une grande portée historique.

En date du 3 juin 1925, A. ROBERT de la Dépêche de Constantine porte la « critique » suivante :

Le commandant Maitrot, cet infatigable et érudit chercheur, décrit d’une façon des plus minutieuses, la « Prison portugaise de Casablanca » (Maroc) Après une description des plus complexes de l’immeuble, l’auteur trace un savant historique de la Prison et du pays et donne ensuite toutes les inscriptions qu’il a relevées sur les colonnes de la dite Prison et qui ont été gravées par des captifs Français, Italiens, Russes, Espagnols, Portugais, Grecs, enfermés  de 1625 à 1784. Cet intéressant travail s’ajoute aux nombreuses et savantes études publiées par le Commandant Maitrot et tout particulièrement remarquées du monde savant.

Dans sa description détaillée, l’auteur relève que l’épaisseur des murs de ceinture est très variable. De 2 m76, à hauteur de la porte principale, elle devient de 1 m60, à hauteur d’une porte qui a été percée récemment, puis, enfin, de 0 m98. C’est l’épaisseur que présente le mur du front de mer, sauf à la partie inférieure renforcée qui atteint 1 m40.

Les inscriptions certaines relevées, sont au nombre de 39, dont quelques-unes sont doubles. Il en existe d’autres, mais elles sont discutables, le grain de la pierre est irrégulier et peut amener des erreurs.

1ère Colonnes : au-dessus de l’abaque, face G. des initiales : D.D

2ème Colonne : DOMERE ou DOMEBE

L’O. / Z. Amolko / RHYP…. / TSOPHILIOUVITCH /

3ème Colonne : LAZ° CAPAS / MENULI / AC. PHOZUXNPSO / …..IGIS /

4ème Colonne : CAPASARANO / GOAOBTAS / P SIMON 1681 / IMAUCOIS 1643 / JUIEDNOS HA /

5ème Colonne : ANTOGNIO / G. ANTOGNIO/

6ème Colonne : DOMERE / 1 ? DIG° / A.T°GN. .

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En résumé, l’hypothèse de prison de pirates est bien confirmée. Six nations au moins sont représentées : la France, l’Italie, la Russie, l’Espagne, le Portugal, la Grèce. Ce chiffre est beaucoup plus considérable si l’on tient compte de ce que l’Italie, à cette époque, était formée d’une quantité de petits Etats ayant tous les bâtiments sur mer : Gênes, Venise, Naples, Pise, les Etats Pontificaux….

Les dates s’échelonnent entre 1615 et 1784, mais il faut remarquer que toutes les inscriptions ne sont pas datées.

En tous cas, la première semble démontrer que, si Jean Léon (Hassan El Ouazzane) en … 1609, vit des ruines fumantes, cela prouve qu’il y eut peu de temps auparavant un bombardement ou une prise d’assaut par des Latins sinon par des Portugais occupés, comme je l’ai dit, à coloniser le Brésil. Mais, il parait difficile d’admettre, en tous points, la relation de ce voyageur, car il découlerait de la date de 1615 que, six ans seulement après son voyage, non seulement les pirates avaient repris leurs courses, mais avaient tellement fait de prisonniers qu’il leur était devenu nécessaire de construire une prison monumentale et qu’ils avaient eu le temps de réaliser leur désir.

Je n’insiste pas sur l’inscription dans laquelle l’ai cru, à un moment, lire : 5 1570 dexembre, ni sur l’inscription que certaines personnes, trompées par la forme du Dzeta, avaient lu 1515 (3° colonne). Elles sont peut-être vraisemblables, mais il est difficile de bâtir une théorie sur des bases aussi douteuses. Quant à lire, dans la seconde 1515, c’est nier le bombardement et l’occupation de cette année, pas d’une façon absolue cependant, car ces deux opérations n’ont pas duré une année entière, à dater du 1er janvier et un prisonnier aurait pu faire l’inscription avant l’occupation portugaise.

Mais, en ne conservant que des bases sérieuses et pour en revenir à la question de construction, le commencement du XVII° siècle avait déjà vu l’invasion du Maghreb par l’art né en Espagne et il est absolument certain qu’à cette époque on eut, même sur une prison, tracé quelques courbes, quelques volutes, voire même quelques tableaux de plâtre sculpté ; en tout cas, il y eut sûrement eu, au moins, une inscription de genre religieux sous la forme d’invocation à Dieu pour le triomphe des vaisseaux corsaires, quant ce n’eut été que pour être désagréable aux prisonniers.

Jean Léon, lui-même, le dit : «  le sol était couvert de magnifiques fragments d’architecture. » Ils ne venaient certainement pas de notre prison, d’abord parce qu’elle ne parait pas avoir été ruinée, ensuite parce qu’elle n’a jamais pu présenter de magnifiques fragments d’architecture. On en est réduit à rechercher beaucoup plus haut son origine et surtout celle de ses arcs déconcertants.

J’ai essayé d’asseoir sur les données de l’Histoire une théorie qui est peut-être un peu hardie, mais qui, extraordinaire, peut convenir à un monument qui échappe à toutes les hypothèses jusqu’ici admises.

Autrefois vivait dans le centre de l’Arabie, dans le Nedjd occidental et à la lisière du Hedjaz(1) un certain Modar qui donna naissance au célèbre Qays, lequel eut pour descendant un Mançour de qui sont issues les tribus des Beni Solaym (XII° siècle) Beni Jocham (IV°) et Beni Hilal (V°).

Après s’être convertis à l’Islamisme, ces nomades se mirent en marche. Au VIII° siècle (737), on trouve des Beni Solaym et des Beni Hilal à Kouffa, pendant que d’autres se rendaient sur les confins N-O de la Mésopotamie puis en Syrie(2).

En 727, Obeid Allah ben Hijab fit venir en Egypte plusieurs familles des Beni Solaym, de façon à assurer, par la terreur et la force, la perception des impôts. Elles se multiplièrent rapidement et, sous Mohammed ben Saïd, elles se composaient de 500.200 nomades.

Aussi, après la répression du schisme des Qarmates, le Kalife fatimide El Aziz ibn El Moizz s’empressa-t-il de les pousser vers la Haute Egypte (973).

Puis, cinquante ans plus tard (1049), le vizir fatimide El Yazouri leur persuada d’envahir la Berbérie qui s’était détachée des Kalifes.

En 1054, après avoir traversé le désert lybique, ils se trouvèrent en Tripolitaine et en Tunisie au nombre de 1.000.000 d’individus, dont 50.000 combattants.

Pendant un siècle, ils profitèrent de l’anarchie qui régnait alors en Afrique Mineure, pour trahir, avec la même impartialité, ennemis et alliés.

Mais ils trouvèrent bientôt leur maître.

En 1151, l’almohade Abd el Moumen s’empara d’Alger et reçut l’hommage des tribus arabes ; mais celles-ci, suivant leur coutume, trahirent bientôt leurs serments et furent complétement battues à Sétif. Les femmes et les enfants furent emmenés en captivité à Marrakech et les chefs vaincus furent invités à venir les visiter au Maroc et même à se fixer dans le pays.

Incorporés dans les armées almohades, ils envahirent l’Espagne, à raison de 1.000 par tribu et assistèrent à la bataille de Murcie.

Mais, ayant pris part à la révolte de la Tripolitaine et de la Tunisie, ils furent vaincus, en 1187, à Gafsa, par El Mançour Ibn Abd El Moumen et dépotés : les Beni Riyan, dans les provinces d’El Habt (Gharb), les Beni Jocham, les Kholt et les Beni Athbedj, dans la Tamasna (Chaouia), dévastée par la répression, par les Almohades, du schisme des Berrouata (Berghouata) . A partir de ce moment, la vie économique des tribus changea complétement.

Les Sofyan, une des fractions les plus puissantes, furent campés sur les bords de la mer, autour d’ANFA. Ils s’allièrent par mariage aux Kalifes et devinrent tribu maghzen (Makhzen), sous El Adel (1224)(1).

Leur faveur était réelle ; ils remplissaient toutes les charges de la cour et vivaient dans l’intimité des princes(2).

Mais à la suite de discussions avec leurs frères et voisins, les Beni Athbedj et après une défaite sanglante infligée par le mérinide Abou Youssef (1278), ils perdirent cette faveur et, en 1308, soixante de leurs chefs furent, par ordre de Abou Thabet, massacrés à Anfa, « de sorte que leur puissance s’est anéantie et que leur malheur est cité comme exemple des vicissitudes de la fortune(3).

A partir du XIV° siècle, ces éternels nomades commencèrent à se sédentariser.

Est-ce à eux que l’on doit la construction de la prison ? Est-ce un monument construit au moment de leur puissance ou au moment où ils renoncèrent à leurs tentes, tout en conservant l’arc mésopotamien ?

Il est difficile de le dire. Les deux époques sont, d’ailleurs, assez voisines l’une de l’autre et se trouvent entre les deux immigrations des Andalous, c’est-à-dire sont antérieures à l’invasion de l’art précieux d’Espagne.

Nos voyageurs ont donc pu rapporter, de leur séjour en Mésopotamie, l’idée déjà exploitée par leurs anciens alliés, les Hammadites, des murs de pisé recouverts de pierres ou de briques, l’orientation suivant les angles, les voûtes en berceaux et surtout les arcs, arcs que l’on retrouve dans les villages tunisiens de Chennini et de Douirat, avec une certaine surprise lorsqu’on ignore qu’ils y séjournèrent  longtemps, au moment de l’occupation de la région de Gabès.

Le monument serait donc du XIII° ou du XIV° siècle et serait, de plus, une manifestation, presqu’unique jusqu’à ce jour, du passage de l’état nomade à l’état sédentaire des tribus hilaliennes ; c’est la manifestation du diable ne se faisant pas ermite, mais propriétaire… d’une prison pour les autres.

                                                                                                                           A.MAITROT.

(1) G. Marçais, Les Arabes en Berbérie du XI° au XIV° siècle.

(2) Ibn Khaldoun, 1, 14.

(3) Ibn Khaldoun.

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La porte d'entrée de la prison d'Anfa.

La porte d’entrée de la prison d’Anfa.

En complément des actes de vandalisme, la plaque commémorative, apposée depuis des décennies à fait l'objet d'un cambriolage !

En complément des actes de vandalisme, la plaque commémorative, apposée depuis des décennies à fait l’objet d’un cambriolage !

L'emplacement exact de la prison d'Anfa, entre le port et le Bd Houphouët Boigny ex Mohamed Hansali.

L’emplacement exact de la prison d’Anfa, entre le port et le Bd Houphouët Boigny ex Mohamed Hansali.

 Après leur installation à Azemmour-Mazagan, les portugais poursuivaient leur but :

Affaiblir la place d’Anfa et les populations de la Chaouia, ces derniers ne pouvaient pas attaquer les Portugais en raison de l’Oued Oum Rebiaa.

Anfa formera une république de corsaires, le territoire est situé entre les Ouattassides au nord, qui avaient pour capitale Fès, et les Saadiens au sud à Marrakech.

Le 19 Septembre 1513, le Roi Emmanuel s’engage à conquérir le Maroc.

Le 13 Avril 1514, Hassan el Ouazzani dit Léon l’Africain assiste à l’attaque d’Azemmour par l’armée du Wattasside Mohammed El Bourtougali.

Du 30 Avril au 3 Juin 1516, siège d’Acila par El Bourtougali.

Le 6 Octobre 1554, on signale le rassemblement de 3000 cavaliers de la Chaouia ex Tamesna (Région d’Anfa) avec femmes et enfants entre El Ksar et Acila

En Juillet 1559, traité d’amitié entre Antoine de Bourbon et Moulay Abdellah El Ghalib.

Le 4 Août 1578, Bataille des Trois Rois.

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La division politique du Maroc de 1500 à 1515. Le petit territoire des corsaires d'Anfa pris en tenailles !

La division politique du Maroc de 1500 à 1515. Le petit territoire des corsaires d’Anfa pris en tenailles !

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