LE 8 DECEMBRE 1952 A CASABLANCA

[ 0 ] 8 décembre 2015 |

Un peu d’histoire … simplement :

Le 8 décembre 1952, dans l’actuelle rue Ferhat Hachad ex rue Lassalle au N° 91 (Union des Syndicats) se tenait le meeting de solidarité avec les tunisiens, au moment où les participants entonnèrent avec une très grande émotion le chant de « Min Jibalina », les forces dites de l’ordre, stationnées en face du local reçurent l’ordre de tirer à bout portant sur les personnes qui se trouvaient à l’entrée (une centaine de personnes environ)

Une échauffourée s’ensuivit, mon ami d’enfance Tahar, trouvera la mort dans mes bras, le visage ensanglanté.

C’est avec émotion que je prend connaissance tous les ans, des articles publiés par la presse nationale pour célébrer cet évènement.

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Le soulèvement de 1952 à Casablanca, une date-phare illustrant la solidarité du peuple marocain avec ses frères maghrébins

Le peuple marocain, avec à sa tête la famille de la résistance, célèbre lundi et mardi, le 63e anniversaire du soulèvement de 1952 à Casablanca, une date-phare qui illustre la solidarité du peuple marocain avec ses frères maghrébins au lendemain de l’assassinat du leader syndicaliste tunisien, Ferhat Hachad. 

L’élan de protestation et de solidarité des 7 et 8 décembre 1952, reflétait la symbiose du peuple marocain avec les peuples voisins et frères du Maghreb et son attachement immuable à l’unité et à l’intégrité territoriale des pays de la région alors sous occupation coloniale, souligne le Haut-commissariat aux anciens résistants et anciens membres de l’armée de libération dans un communiqué rendu public à cette occasion. 

L’événement reflète la solidarité maghrébine et les sentiments que portent les Marocains à leurs frères maghrébins et confirme l’attachement à l’unité des peuples de la région et aux projets d’un Maghreb arabe unifié, ajoute la même source. 

L’assassinat de Ferhat Hachad a été pour les forces nationalistes et les acteurs syndicalistes la goutte qui a fait déborder le vase du désespoir des milieux populaires, déjà excédés par les différentes formes de violations et tortures commises par le colonisateur, poursuit le Haut-commissariat, ajoutant que ces évènements avaient contribué au renforcement de l’esprit patriotique et attisé la flamme de la lutte nationale pour l’indépendance. 

En effet, dès l’annonce de l’assassinat du leader tunisien, secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), des émeutes sanglantes ont été déclenchées à Casablanca faisant plusieurs morts et blessés, avant de faire tâche d’huile et s’étendre ainsi à travers tout le Royaume, sous forme de manifestations et d’autres actes de protestation, ce qui avait mis à rude épreuve le régime colonial.

Le leader maghrébin, tué le matin du 5 décembre 1952 par les autorités coloniales, fut une grande figure du syndicalisme maghrébin qui avait, comme le rapportent les historiens de l’époque, inscrit d’emblée le mouvement syndical tunisien dans la lutte pour l’indépendance.

Il s’agit d’un leader qui, après avoir consolidé les bases de son syndicat (environ 120.000 adhérents en 1951), avait milité pour la création d’une Union syndicale nord-africaine regroupant les syndicats en naissance au Maroc, en Algérie et en Libye. 

Le soulèvement de 1952 avait ainsi mené plusieurs leaders syndicalistes à intégrer le mouvement de lutte armée contre les forces coloniales, précise la même source, notant que le peuple marocain, en célébrant ce glorieux anniversaire riche en symboles et en valeurs, réitère sa position inébranlable de mobilisation générale et d’adhésion totale aux grandes épopées initiées pour la défense de l’intégrité territoriale du Maroc. 

Cet anniversaire offre aussi l’occasion de se remémorer l’épopée historique de la lutte pour l’indépendance et les immenses sacrifices consentis par les martyrs de la résistance pour le recouvrement de l’intégrité nationale et illustre parfaitement la solidarité maghrébine et l’attachement des Marocains, sous la conduite éclairée de SM le Roi Mohammed VI, à l’unité des peuples de la région et au projet d’un Maghreb uni.

Les événements des 7 et 8 décembre 1952 de Casablanca: une révolte populaire contre le colonialisme

Le 63ème anniversaire des événements des 7 et 8 décembre 1952 contre le colonialisme est une occasion pour se remémorer des émeutes sanglantes déclenchés à Casablanca, au lendemain de l’assassinat du syndicaliste tunisien Ferhat Hachad, le 5 décembre 1952.

Ces émeutes sanglantes ont été déclenchées à Casablanca avant de faire tâche d’huile et s’étendre à travers tout le Royaume, sous forme de grèves, de manifestations et d’autres actes de protestation.

Le peuple marocain exprimait ainsi sa solidarité avec les peuples voisins et frères du Maghreb exprimant son attachement à l’unité et l’intégrité territoriale des pays de la région alors sous occupation étrangère.

Cette solidarité avec les pays du Maghreb, notamment avec le peuple tunisien frère, et la commémoration de ces événements est la preuve de la profondeur des liens et l’esprit de l’unité qui lient les peuples du Maghreb dans la lutte pour la liberté, l’indépendance et la souveraineté nationale. 

La commémoration du 63ème anniversaire de l’Assassinat de Ferhat Hachad a coïncidé, cette année, avec la commémoration du 40ème anniversaire de la Marche Verte, une étape décisive dans l’histoire du parachèvement de l’intégrité territoriale du Royaume.

Ces événements historiques ont gravé le nom du secrétaire général de l’Union Générale tunisienne du travail (UGTT), le syndicaliste tunisien Ferhat Hachad, en tant que grande figure du syndicalisme maghrébin et en commémorant, chaque année, ces évènements, le peuple maghrébin se remémore l’épopée historique de la lutte pour l’indépendance et les immenses sacrifices consentis par les martyrs de la résistance pour l’indépendance.

(MAP-05/12/2015)

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Au centre de la ville européenne, rue Ferhat Hachad ex Lassalle.

Au centre de la ville européenne, rue Ferhat Hachad ex Lassalle.

L’entrée de la souricière tendue par le fameux contrôleur civil Boniface. Après avoir fait évacuer les cadavres, il se présenta pour « rassurer » l’assistance … Alors que nous étions encore sous le choc !

Les personnes arretées ont été enfermées dans les cellules du commissariat central dit du Maarif de triste mémoire. J'aurai pu me retrouver parmi ces personnes, agé de 15 ans, les limiers de la police m'ont relaché en raison de mon jeune âge.

Les personnes arrêtées ont été enfermées dans les cellules du commissariat central dit du Maarif de triste mémoire. J’aurai pu me retrouver parmi ces personnes, âgé de 15 ans, les limiers de la police m’ont relâché en raison de mon jeune âge.

C'es au sein de la fameuse "Mahkama" du pacha, de Derb Sultan que ces hommes seront jugés, en présence d'un "conseiller" du protectorat ...

C’est au sein de la fameuse « Mahkama » du pacha, de Derb Sultan que ces hommes seront jugés, en présence d’un « conseiller » du protectorat …

Notre ami Boniface (chef de la région civile de Casablanca) fera appel aux goumiers, qui sont venus à la rescousse pour lui donner un coup de main !

Notre ami Boniface (chef de la région civile de Casablanca) fera appel aux goumiers, qui sont venus à la rescousse pour lui donner un coup de main !

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