2 – LE MAROC AVANT LE … PROTECTORAT

[ 0 ] 9 décembre 2015 |

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De l'histoire ... simplement : La ville de Dar El Baida - Casablanca, avant le protectorat, le premier port du Maroc, des fonctionnaires de haut niveau, c'est l'une des rares villes du Maroc où S.M. le Sultan est représenté par un Khalifat, en l'occurrence Moulay Lamrani, qui présida avec compétence, la commission d'indemnisation, après le bombardement d'août 1907. Cette commission comprenait les consuls de la France, Angleterre, Espagne, Italie etc. Le pacha de la ville de Casablanca - Dar El Baida, n'est autre que l'ancien ministre de la guerre Si Mohammed El Guebbas ... Suivrons les grandes personnalités Casablancaises tels que les membres des familles Benkirane, Si Mohammed Soufi et Si Driss Filali. Le Corps Consulaire était composé d'éminentes personnalités, notoirement connues pour avoir, pour la plupart, fait carrière dans la diplomatie de leurs pays. On retrouve parmi les personnalités marocaines les plus en vue Si Abderrahman Bricha, issue d'une grande famille de diplomate, originaire de Tétouan, Berrada, Scali, Bennis, Baroudi, Ben Abdesslam et El Maaroufi. Une ville à la tête de laquelle se trouve des personnalités hautement compétentes, se retrouve du jour au lendemain, affublée du surnom de "bourgade" et soumise au contrôle du protectorat ! Le plus étonnant dans cette affaire, c'est d'avoir réussi à faire d'une parenthèse (40 années de protectorat) l'histoire d'un pays comme le Maroc ...

De l’histoire … simplement :
La ville de Dar El Baida – Casablanca, avant le protectorat, le premier port du Maroc, des fonctionnaires de haut niveau, c’est l’une des rares villes du Maroc où S.M. le Sultan est représenté par un Khalifat, en l’occurrence Moulay Lamrani, qui présida avec compétence, la commission d’indemnisation, après le bombardement d’août 1907. Cette commission comprenait les consuls de la France, Angleterre, Espagne, Italie etc.
Le pacha de la ville de Casablanca – Dar El Baida, n’est autre que l’ancien ministre de la guerre Si Mohammed El Guebbas … Suivrons les grandes personnalités Casablancaises tels que les membres des familles Benkirane, Si Mohammed Soufi et Si Driss Filali.
Le Corps Consulaire était composé d’éminentes personnalités, notoirement connues pour avoir, pour la plupart, fait carrière dans la diplomatie de leurs pays.
On retrouve parmi les personnalités marocaines les plus en vue Si Abderrahman Bricha, issue d’une grande famille de diplomate, originaire de Tétouan, Berrada, Scali, Bennis, Baroudi, Ben Abdesslam et El Maaroufi.
Une ville à la tête de laquelle se trouve des personnalités hautement compétentes, se retrouve du jour au lendemain, affublée du surnom de « bourgade » et soumise au contrôle du protectorat !
Le plus étonnant dans cette affaire, c’est d’avoir réussi à faire d’une parenthèse (40 années de protectorat) l’histoire d’un pays comme le Maroc …

Source Crapouillot

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Formation du Syndicat d’affaires :

Peu de gens savent que l’initiative de notre Empire marocain fut M. Jaluzot, fondateur du Printemps. Vers 1900, il avait eu l’idée d’envoyer à Tokio son gendre, M. Gautsch, pour y fonder une succursale du Grand magasin parisien. Malheureusement, les Japonais, s’ils adoptaient avec empressement les armes et les méthodes administratives de l’Europe, entendaient rester, dans le privé, fidèles aux méthodes et aux moeurs de leurs encêtres.
Rentrant bredoulle, M. Gautsch s’arrêta à Tanger, et voulut y renouveler sa tentative sur les Marocains, mais les Musulmans ne sont pas moins traditionnalistes, et il allait liquider avec perte son entreprise, lorsqu’il découvrit que si les Marocains montraient peu de goût pour les « articles de Paris », en revanche, ils avaient un faible pour le sucre raffiné. En ces temps lointains, dans les tribus, on échangeait facilement un pain de sucre contre deux ou trois moutons. Précisément M. Jaluzot préparait en ce moment, à l’aide de crédits bancaires, une vaste opération d’accaparement des sucres qui devait le rendre maître du marché : (il s’y est d’ailleurs ruiné un peu plus tard).
Mais, c’est un principe dans les milieux financiers qu’un homme qui a réussi brillamment dans une affaire déterminée est apte à réussir dans toutes les autres. La Finance ce n’est pas une technique, c’est un don du génie.
A ce future roi du sucre, le Maroc apparut comme un débouché inespéré pour une industrie qui commençait à sentir la surproduction. Il convertit à ses dessins le richissime M. Peytel, président de la Raffinerie Say et du Chemein de fer de l’Ouest algérien. Tous deux entraînèrent la Banque de Paris et des Pays-Bas. Celle-ci, qui avait des interêts dans la Compagnie des Batignoles, y vit des ports à équiper, des rails à poser. On  n’eût pas de peine à faire comprendre à M. Jules Charles-Roux que la Compagnie Transatlantique trouverait dans cette entreprise un surcroit de trafic, et l’occasion de lancer de nouveaux paquebots. Et M. Eugène Etienne, député d’Oran, se chargea d’alerter le Parlement et la Presse.
Ainsi se contstitua le fameux  » Comité du Maroc « .
Pendant les premières années, chaque matin, une délégation se réunissait rue Le Peletier, chez l’agent de change P…; elle comprenait M. Peytel, M. Gautsch, M. Etienne et quelques auxiliaires. Ils dépouillaient le courrier de leurs agents répendus sur les principaux marchés du Maghreb, entraient en correspondance directe avec les généraux du corps d’occupation et avec les diplomates.

Il arriva même qu’un jour les troupes du général Moinier s’engagèrent dans une expédition imprévue. Le ministre de la guerre s’étonna; la Chambre s’indigna.

Le général Moinier, chargé de la "pacification" de la Chaouia ...

Le général Moinier, chargé de la « pacification » de la Chaouia …

C’est Etienne qui avait donné les ordres, par dessus la tête du gouvernement.

Le général Moinier prendra part aux événements de Fès, lors de la rébellion des soldats du tabors marocain.

Le général Moinier prendra part aux événements de Fès, lors de la rébellion des soldats du tabors marocain.

C’est ce syndicat d’affaires qui a décidé du sort de l’Empire chérifien. C’est lui qui  a engagé la France dans une expédition qui d’Algésiras à Agadir et d’incidents en compromis devait envenimer nos rapports avec l’Allemagne et nous conduire à la guerre de 1914.

 

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