DAR EL BAIDA SOUS LE REGNE DU SULTAN SIDI MOHAMMED BEN ABDELLAH

[ 0 ] 10 décembre 2015 |

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Le Sultan Sidi Mohammed Ben Abdellah.

Le Sultan Sidi Mohammed Ben Abdellah.

Plaque commémorative de la mosquée Dar El Makhzen.

Plaque commémorative de la mosquée Dar El Makhzen.

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Le Sultan Sidi Mohammed Ben Abdellah, avait consenti en 1786, un accord avec la Société espagnole de Cadix

« la Casa Espanola de Dar Beyda »

qui obtint le monopole de l’exportation des grains par le port de Casablanca, cet accord fut renouvelé en 1796 avec la

« Compania Los Gremios Mayores de Madrid ».

Cet esprit d’ouverture donna lieu à l’arrivée massive de commerçants européens, les consulats ce succédèrent les unes après les autres, une concurrence aveugle régna entre les Chancelleries.

On vit s’installer des commerces en denrées alimentaires, filet de pêche, épiceries, madriers… pour les besoins des bateaux de passage et les pêcheurs locaux.

La aussi, le Sultan Sidi Mohammed Ben Abdellah va nous donner l’occasion de prendre la mesure- le pouls – de l’importance que revêtait le port de Dar El Beyda,

tel été le nom de la ville avant son hispanisation.

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– Le 20 Octobre 1789, une Déclaration de SMBA à été communiquée à tous les Consuls.

‘’Apres le refus par le Roi d’Angleterre de réparer à Gibraltar une frégate de la marine Marocaine, cette dernière est entrée dans le port de Cadix ou elle fut mise en cale, réparée et complètement rénovée, cette marque d’attention particulière de la part de la Cour d’Espagne, mérita de la part de Sa Majesté Sidi Mohammed ben Abdellah des faveurs qui sont sans exemple dans les livres d’histoire de ce pays, à savoir :

(1) L’exclusivité du commerce espagnol à DAR el BEIDA.

(2) L’exportation sans aucun droit de toutes sortes de bétail et viandes salées

(3) L’importation libre de poutres et planches en bois et de filets…

(4) L’importation de cordes, goudron, voiles…destinés aux navires espagnols qui peuvent entrer par nécessité

dans un port marocain.

(5) Pour les navires des îles Canaries, l’exportation libre de vivres à partir de DAR el BEIDA et de Essaouira.

N.B : Sous le règne de Sidi Mohammed ben Abdellah le Maroc disposait déjà de 50 vaisseaux dont 30 frégates. Une soixantaine de rais commandaient 5.000 marins, 2.000 artilleurs.

Nous sommes en 1789, l’ex consul de France n’était autre que Louis Chénier, père du poète guillotiné lors des événements qui avaient marqués la révolution française, vécut au Maroc de 1767 à 1782, doté d’une solide expérience diplomatique qu’il avait entamé à Constantinople; il joua un rôle prépondérant dans les relations  franco – marocaines.

Parmi les personnages tenus en grande estime par le Sultan, le célèbre Vizir de Sa Majesté, d’origine espagnole; Abou Abdellah Kabous dit « Afendi » (titre honorifique turc !) cultivé, intelligent, habile et perspicace; c’était un des piliers du Makhzen.

Le Consul français, avait là un interlocuteur de choix, au fait des bienséances des chancelleries.

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1205 de l'Hégire, le bel écusson de la Seqala.

1205 de l’Hégire, le bel écusson de la Seqala.

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